Les 1.000 postes de professeurs recrutés dans le primaire dès septembre seront affectés dans « une dizaine de départements, des territoires ruraux qui sont aujourd'hui en difficulté »
Sans toutefois indiquer les départements, il a déclaré que «dans le primaire, il y a des endroits qui sont plus défavorisés que d’autres. Il y a des départements où il y a plus d’élèves et moins de professeurs, et donc des taux d’encadrement plus faibles.» «Nous allons définir – et nous ouvrirons la concertation dès lundi 4 juin (avec les syndicats) – des critères objectifs justes pour affecter ces postes, là où ils sont le plus nécessaire», a ajouté Vincent Peillon.
Le ministre a aussi rappelé que «77.000 postes» avaient été supprimés depuis 2007 dans l’Education nationale et que 14.000 nouvelles suppressions de postes étaient prévues à la prochaine rentrée.
Créer 1.000 postes de professeurs dans le primaire dès septembre, «c’est le début d’un redressement, c’est presque une mesure de réparation», a ajouté le ministre.
Le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres précise que le recrutement des professeurs sera renforcé «par le recrutement d'autres personnels, en particulier pour accompagner les élèves en situation de handicap et permettre, conformément aux vœux du président de la République, une plus grande sécurité pour les personnels dans les établissements les plus touchés par les violences». En outre, «des mesures d’aménagement de service des enseignants nouvellement recrutés seront examinées pour apporter une première réponse au problème de l’insuffisante formation pratique des jeunes enseignants».
Par ailleurs, afin d’«alléger le poids financier de la rentrée pour les familles, dont beaucoup connaissent aujourd'hui des situations de grande difficulté, l’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25%».

